Les données de sécurité des robotaxis semblent solides, mais la météo canadienne pourrait changer la donne
Alors que les opérateurs de robotaxis continuent de publier des statistiques de collision favorables provenant des marchés pilotes américains, les assureurs et les organismes de réglementation canadiens soulèvent des questions sur la manière dont les flottes autonomes se comporteront dans la neige, le verglas et les conditions sous zéro, qui ont été largement exclues des programmes d'essai existants.
Ce qui s'est passé
Plusieurs opérateurs de véhicules autonomes publient des données sur les collisions et les désengagements qui dressent un portrait globalement positif de la performance de sécurité des robotaxis. Toutefois, la majeure partie de ces données a été recueillie dans des juridictions américaines au climat chaud, comme l'Arizona, la Californie et le Texas, où la neige, la pluie verglaçante, le verglas et le froid extrême sont rares. Les conditions routières canadiennes présentent un environnement opérationnel sensiblement différent, et la technologie n'a pas été validée à grande échelle dans ces conditions.
Ce que cela signifie pour les consommateurs
Les consommateurs canadiens qui suivent le déploiement des robotaxis devraient traiter les données de sécurité présentement en circulation comme des preuves en climat chaud plutôt que comme une garantie. Des fonctionnalités comme le nettoyage des capteurs, la détection du marquage routier et le contrôle de la traction se comportent toutes différemment lorsque les températures chutent et que les surfaces de la route sont masquées par la neige ou la gadoue. Tant que les flottes ne seront pas mises à l'essai et exploitées pendant un hiver canadien complet, les utilisateurs devraient s'attendre à une courbe d'apprentissage et à de possibles interruptions de service lors d'intempéries majeures.
Ce que cela signifie pour les primes
Aucun changement direct de prime n'a été annoncé.
Considérations relatives à la couverture
Les assureurs qui évaluent le risque lié aux véhicules autonomes devront distinguer les données opérationnelles en climat chaud de l'exposition au climat froid. Les libellés de couverture qui renvoient au « domaine d'exploitation prévu » ou aux « zones géo-cloisonnées » pourraient exclure les incidents hivernaux, laissant des écarts entre les hypothèses des fabricants et les conditions de conduite réelles au Canada. Les souscripteurs suivront également de près la manière dont la responsabilité sera attribuée si un VA est impliqué dans une collision alors qu'il circule à l'extérieur de son enveloppe environnementale validée, ce qui pourrait transférer le traitement des réclamations entre l'opérateur, le fabricant et le propriétaire du véhicule.